Razmotte
Date de création :
Le 22 novembre 1995
Nom Original :
Buster
Apparition :
Cinéma
BD
Livres
Voix Originale(s) :
Frank Welker

Le portrait

rédigé par
Publié le 17 novembre 2020

À la fin de Toy Story (1995), le jeune Andy Davis reçoit un petit chien en guise de cadeau de Noël, au grand désespoir de Woody et Buzz l’Éclair, s’échangeant des sourires inquiets en imaginant la vie de jouet avec un animal à quatre pattes dans la maison. Le jeune chiot n’apparait toutefois pas à l’écran, laissant planer le suspens sur la cohabitation à venir avec la bande de jouets menée par le cowboy et le ranger de l'espace…

Quatre ans plus tard, dans Toy Story 2 (1999), le jeune teckel à poil brun répondant au nom de Razmotte est en revanche visible dès le tout début du film. Plein d'énergie, il surgit dans la chambre d’Andy et retourne la pièce afin de trouver Woody, caché dans un sac à dos. Après l’avoir jeté en l’air avec sa gueule, il sort les crocs et lui grogne dessus… avant de lui lécher allègrement le visage ! Avec les années, et contrairement à leurs craintes initiales, Razmotte est en effet devenu un véritable compagnon de jeu pour les jouets de la chambre d'Andy. Il s’avère être particulièrement proche de Woody, qu’il s’amuse ainsi à trouver le plus rapidement possible, caché dans la chambre. Contrairement à Scud, le chien de Sid Phillips qui a terrorisé de nombreux jouets dans le premier film, Razmotte n'est heureusement pas l'un de ces chiens qui détruit par réflexe le premier jouet venu.

Très intelligent, Razmotte sait communiquer avec les jouets et se montre particulièrement obéissant quand Woody lui ordonne de s’asseoir ou de mettre les pattes en l’air. Il obéit d'ailleurs beaucoup moins facilement à Andy, se grattant derrière la tête quand ce dernier lui lance le même ordre, faisant conclure le jeune garçon blasé : « il comprend rien ce chien ! ».

Plus qu’un simple camarade de jeu, Razmotte s'avère d'une aide précieuse pour les jouets, notamment pour Woody à qui le teckel obéit au doigt et à l'oeil. Ainsi, le chien est mis à contribution par le cowboy lorsqu'il se rend dans le jardin des Davis pour sauver le pingouin Siffli que la mère d'Andy a mis en vente dans un vide-grenier. Woody parvient à caler le pingouin sous le collier de Razmotte qui le ramène jusqu’à la chambre d’Andy, mais Woody, lui, chute du chien et reste sur le trottoir où il sera volé par Al McWhiggin, un vendeur de jouets peu scrupuleux.

À la manière des jouets feignant d'être inanimés en présence des humains, Razmotte semble cacher à ses maîtres toute son intelligence et sa perspicacité dont profitent Woody et ses amis. Après sa participation au sauvetage de Siffli, il ne réapparaît alors qu'à la fin du film, lorsque tous les jouets sont de nouveau réunis dans la chambre d'Andy. Enfermé dans la chambre, il fait comprendre à Zig-Zag qu'il doit sortir pour « aller aux wha-wha ». Par une pirouette, Jessie saute sur la poignée de la porte et libère Razmotte pour lui permettre ainsi d’aller satisfaire ses besoins naturels.

Razmotte est réapparu dans Toy Story 3 (2010). Les années ont passé depuis l'intrigue de Toy Story 2 et, si Andy s'apprête à entrer à l'université, Razmotte a lui aussi bien vieilli et arrive sur ses vieux jours. Désormais empâté, le pelage émaillé de poils blancs, il n'est plus en mesure d'aider Woody à sauver les autres jouets mis dans un sac poubelle et déposés sur le trottoir par Madame Davis. Appelé par le cowboy, il arrive lentement jusqu’à la chambre d’Andy où il s’étale sur le sol pour s’endormir, contraignant le shérif à se débrouiller seul pour secourir ses amis. À la fin du film, à l'heure de son départ pour l'université, Andy caresse affectueusement Razmotte et lui demande de veiller à ce que sa petite sœur Molly ne touche pas à ses affaires.


Toy Story 3 (2010)

Une erreur grossière a toutefois été commise par les traducteurs ayant œuvré sur le doublage français de Toy Story 3. En effet, alors que dans Toy Story 2 le chien d'Andy Davis était explicitement appelé Razmotte, il est nommé Buster, le nom du personnage en version originale, dans la version française du troisième opus.

Les bruits et aboiements de Razmotte ont été enregistrés par le comédien spécialiste du doublage Frank Welker. L'acteur a doublé des dizaines de personnages animés, en particulier des animaux. Pour les studios Disney, il a notamment interprété Max dans La Petite Sirène (1989), Joanna dans Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990), le chien repose-pied Sultan dans La Belle et la Bête (1991), Abu, la Caverne aux merveilles et Rajah dans Aladdin (1992), Flit dans Pocahontas, une Légende Indienne (1995) ou encore Khan et Cri-Kee dans Mulan (1998). Le seul personnage humain qu'il a incarné pour un Grand Classique est Louie, le ventripotent vendeur de hot-dogs, dans Oliver & Compagnie (1988). Il a, dans un autre registre, doublé Oswald pour le jeu vidéo Epic Mickey sorti en 2010. En dehors de Disney, il a participé au doublage de nombreux autres films et séries télévisées. Sa voix est ainsi celle du chien Petit Papa Noël et des chats successifs de Lisa, tous appelés Boule de Neige, dans la série Les Simpson. Il interpréte aussi quelques Schtroumpfs, Joe Dalton pour la série animée Lucky Luke, ainsi que des voix additionnelles pour les séries Denver, le Dernier Dinosaure, Les Gummi, Inspecteur Gadget ou encore Alvin et les Chipmunks.

En novembre 1996, une version primitive de Razmotte apparaissait dans un comic Toy Story publié dans le magazine Disney Adventures. Le jeune chiot rencontrait les jouets d’Andy qui le surnommaient alors « Speck ».

À l’opposé du féroce Scud, le chien hargneux de Sid Phillips, Razmotte est un chien gentil et adoré de tous les jouets d’Andy qui trouvent en lui un fidèle compagnon de jeu et un précieux secours lorsqu’il s’agit de sauver un jouet en détresse.

Poursuivre la visite

Le Forum et les Réseaux Sociaux

www.chroniquedisney.fr
Chronique Disney est un site de fans, non officiel, sans lien avec The Walt Disney Company, ni publicité,
utilisant des visuels appartenant à The Walt Disney Company ou des tiers par simple tolérance éditoriale, jamais commerciale.